Great mojo!
Nai Harn Beach, 2h du matin, j'en profite pour me reposer sur le transat'... Il n'y a absolument personne aux alentours, je suis seul sur 1km de plage, une des plues jolies du coin, où on a pied jusqu'à 100m, et où le sable est si fin qu'on a l'impressoin de marcher sur une sorte de velours.
J'en profite donc pour me détendre, et jouer un peu de guitare (je décide enfin à m'y remettre, dieu sait pour combien de temps!). Me reposer et me détendre, surtout! La semaine a été chargée en poker, en soleil et en soirées. Je suis sorti tous les jours, testant un peu les bars du coin pour finir inéluctablement, une fois mon sang relativement imprégné d'alcool, au « Laguna », la seule boîte du coin. Ca faisait très longtemps que je ne m'étais pas autant marré en soirée, en profitant de la gentillesse et la convivialité des gens, en m'éclatant à danser comme un con, ou à simplement profiter du plaisir que la légereté environnante me procure.
Je commence à avoir mes repères ici, et cette île me procure à peu près tout ce dont j'ai besoin. Non seulement il ne manque pas grand chose au niveau matériel (restaus, bars, boîtes, plage, soleil, gens agréables), mais surtout, et c'est à mes yeux le plus important, ça « colle » parfaitement à ce que je voulais vivre. Du coup, tout naturellement, je me sens bien, et je ne finis pas mes journées en me disant que j'aurai du faire plus de sport, plus de guitare, plus de poker ou sortir plus. Je suis d'un naturel plutôt feignant, et à Paris j'avais beaucoup de mal à me motiver pour faire des choses toutes simples, qui me font du bien. Ici, tout semble « couler », tout me vient naturellement, je n'ai qu'à suivre mon envie du moment pour profiter du plaisir que ça me procure. Tout bêtement, on pourrait dire que j'ai « le moral », le « mojo », ou que j'ai la pêche, comme vous voudrez... Cela ne fait que confirmer ce que je pense maintenant depuis bien longtemps: pour que je puisse me sentir bien, il faut avant tout que je sois dans un contexte qui me convienne, qui me « parle » et me stimule. J'ai beau avoir appris avec le temps quelques trucs sur moi, sur ce qui me fait du bien ou au contraire me déprime, ce qui me stimule et me rend dynamique ou au contraire réduit ma volonté à un état de chaussette mouillée, une chose est sûre: la priorité c'est d'être entouré de ce qui me « parle ». Je n'y peux rien, quand je suis dans un endroit qui ne me plaît pas, ou dans lequel je ne me reconnais pas, je suis totalement incapable de construire petit à petit un quotidien qui me plaît. En revanche, ici, je me sens en quelque sorte plus « libre », plus apte à simplement suivre mon instinct pour réaliser ce qui me plaît.
Finalement, la seule frustration que je ressens ici, c'est de ne pas pouvoir partager ça avec tous les gens que j'aime et qui sont loin de moi. Ca n'est pas très grave, mais je regrette d'en être juste réduit à raconter à ces personnes ce que je vis. Ca n'est pas bien grave me direz-vous, certes, mais parfois je sais juste que transmettre par le langage ce que je ressens n'a strictement rien à voir avec le simple fait de le vivre. Quand je raconte à des gens ce que je vis et qu'ils me disent que ça a l'air génial, j'ai l'impression que c'est comme lorsqu'on me racontait ce que ça pouvait être de faire l'amour alors que je n'en avais aucune idée. Certes, ça me paraissait génial (oh que oui!), mais je n'ai pu m'en rendre compte qu'en l'expérimentant. Oubliez cette analogie douteuse: la vie est encore assez longue, et je sais déjà que je retournerai plusieurs fois ici avec le maximum de personnes à qui je tiens, pour partager un peu tout ça.
En attendant, je réponds parfaitement au cliché commun, à la maxime populaire que tant de gens me répètent depuis que je suis petit: « Oh, tu sais, tant que tu peux profiter, profites, après tu n'auras plus l'occasion! » C'est ce que je fais. Je profite. J'en culpabiliserai presque, comme si je trichais. Alors, pour ne pas trop tricher, je tente de ne pas gâcher ma chance. Je vis, je joue au poker, je fais de la guitare, je sors, je rencontre du monde... Mais je réfléchis aussi, beaucoup. Je pense à ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant, sur ce que je ressens actuellement, et sur ce que je voudrais être dans les années à venir. C'est bien, et c'est plus facile d'être « philosophe » (je dis ça en toute modestie hein!) quand on est dans un cadre pareil. Finalement, j'ai toujours passé énormément de temps à réfléchir à ce que j'étais, à tenter de me connaître pour essayer simplement d'être le plus heureux possible. Attention, je n'ai pas dit « pour être heureux »: ça n'a pas beaucoup de sens à mon avis de chercher à être heureux ou à atteindre le bonheur. En revanche, essayer d'être heureux, autant que possible, ça, ça me paraît être le plus gros challenge de la vie. Et je dois avouer que pour ça, la meilleure solution que j'ai trouvée pour l'instant, c'est de suivre mon instinct, et d'apprendre à me connaître. Je crois que ça marche pas mal, en tout cas, ça m'a amené à goûter à des plaisirs comme ceux que je vis actuellement, à être surpris de plein de choses, à attiser ma curiosité. C'est déjà pas mal! Certes, ça fait peur de tenter tout ça, je ne vous le cache pas. Mais sans cette petite peur, on s'ennuierait non? Moi, je, crois que si! :D
Quoiqu'il en soit, je voulais vraiment sincèrement remercier tous ceux qui m'ont soutenu pour tenter l'aventure que je vis. Je n'ai besoin de citer personne, tous ceux qui l'ont fait se reconnaîtront. Vraiment, merci à vous tous, peut-être que j'aurai eu « peur » de faire tout ça sans vous, et que je serai en train de regretter d'être resté en France. Pour vous remercier, outre les mots, je vais tenter de profiter encore plus de tout ça, et de mettre cette chance à profit pour aller encore plus de l'avant.
Ciao ciao, je vous laisse, non pas qu'il fasse froid (2h du matin et 28°), mais je vais sûrement aller prendre un verre quelque part, ou rentrer me reposer devant un bon film près de la piscine. C'est dégueulasse, hein? :p
J'en profite donc pour me détendre, et jouer un peu de guitare (je décide enfin à m'y remettre, dieu sait pour combien de temps!). Me reposer et me détendre, surtout! La semaine a été chargée en poker, en soleil et en soirées. Je suis sorti tous les jours, testant un peu les bars du coin pour finir inéluctablement, une fois mon sang relativement imprégné d'alcool, au « Laguna », la seule boîte du coin. Ca faisait très longtemps que je ne m'étais pas autant marré en soirée, en profitant de la gentillesse et la convivialité des gens, en m'éclatant à danser comme un con, ou à simplement profiter du plaisir que la légereté environnante me procure.
Je commence à avoir mes repères ici, et cette île me procure à peu près tout ce dont j'ai besoin. Non seulement il ne manque pas grand chose au niveau matériel (restaus, bars, boîtes, plage, soleil, gens agréables), mais surtout, et c'est à mes yeux le plus important, ça « colle » parfaitement à ce que je voulais vivre. Du coup, tout naturellement, je me sens bien, et je ne finis pas mes journées en me disant que j'aurai du faire plus de sport, plus de guitare, plus de poker ou sortir plus. Je suis d'un naturel plutôt feignant, et à Paris j'avais beaucoup de mal à me motiver pour faire des choses toutes simples, qui me font du bien. Ici, tout semble « couler », tout me vient naturellement, je n'ai qu'à suivre mon envie du moment pour profiter du plaisir que ça me procure. Tout bêtement, on pourrait dire que j'ai « le moral », le « mojo », ou que j'ai la pêche, comme vous voudrez... Cela ne fait que confirmer ce que je pense maintenant depuis bien longtemps: pour que je puisse me sentir bien, il faut avant tout que je sois dans un contexte qui me convienne, qui me « parle » et me stimule. J'ai beau avoir appris avec le temps quelques trucs sur moi, sur ce qui me fait du bien ou au contraire me déprime, ce qui me stimule et me rend dynamique ou au contraire réduit ma volonté à un état de chaussette mouillée, une chose est sûre: la priorité c'est d'être entouré de ce qui me « parle ». Je n'y peux rien, quand je suis dans un endroit qui ne me plaît pas, ou dans lequel je ne me reconnais pas, je suis totalement incapable de construire petit à petit un quotidien qui me plaît. En revanche, ici, je me sens en quelque sorte plus « libre », plus apte à simplement suivre mon instinct pour réaliser ce qui me plaît.
Finalement, la seule frustration que je ressens ici, c'est de ne pas pouvoir partager ça avec tous les gens que j'aime et qui sont loin de moi. Ca n'est pas très grave, mais je regrette d'en être juste réduit à raconter à ces personnes ce que je vis. Ca n'est pas bien grave me direz-vous, certes, mais parfois je sais juste que transmettre par le langage ce que je ressens n'a strictement rien à voir avec le simple fait de le vivre. Quand je raconte à des gens ce que je vis et qu'ils me disent que ça a l'air génial, j'ai l'impression que c'est comme lorsqu'on me racontait ce que ça pouvait être de faire l'amour alors que je n'en avais aucune idée. Certes, ça me paraissait génial (oh que oui!), mais je n'ai pu m'en rendre compte qu'en l'expérimentant. Oubliez cette analogie douteuse: la vie est encore assez longue, et je sais déjà que je retournerai plusieurs fois ici avec le maximum de personnes à qui je tiens, pour partager un peu tout ça.
En attendant, je réponds parfaitement au cliché commun, à la maxime populaire que tant de gens me répètent depuis que je suis petit: « Oh, tu sais, tant que tu peux profiter, profites, après tu n'auras plus l'occasion! » C'est ce que je fais. Je profite. J'en culpabiliserai presque, comme si je trichais. Alors, pour ne pas trop tricher, je tente de ne pas gâcher ma chance. Je vis, je joue au poker, je fais de la guitare, je sors, je rencontre du monde... Mais je réfléchis aussi, beaucoup. Je pense à ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant, sur ce que je ressens actuellement, et sur ce que je voudrais être dans les années à venir. C'est bien, et c'est plus facile d'être « philosophe » (je dis ça en toute modestie hein!) quand on est dans un cadre pareil. Finalement, j'ai toujours passé énormément de temps à réfléchir à ce que j'étais, à tenter de me connaître pour essayer simplement d'être le plus heureux possible. Attention, je n'ai pas dit « pour être heureux »: ça n'a pas beaucoup de sens à mon avis de chercher à être heureux ou à atteindre le bonheur. En revanche, essayer d'être heureux, autant que possible, ça, ça me paraît être le plus gros challenge de la vie. Et je dois avouer que pour ça, la meilleure solution que j'ai trouvée pour l'instant, c'est de suivre mon instinct, et d'apprendre à me connaître. Je crois que ça marche pas mal, en tout cas, ça m'a amené à goûter à des plaisirs comme ceux que je vis actuellement, à être surpris de plein de choses, à attiser ma curiosité. C'est déjà pas mal! Certes, ça fait peur de tenter tout ça, je ne vous le cache pas. Mais sans cette petite peur, on s'ennuierait non? Moi, je, crois que si! :D
Quoiqu'il en soit, je voulais vraiment sincèrement remercier tous ceux qui m'ont soutenu pour tenter l'aventure que je vis. Je n'ai besoin de citer personne, tous ceux qui l'ont fait se reconnaîtront. Vraiment, merci à vous tous, peut-être que j'aurai eu « peur » de faire tout ça sans vous, et que je serai en train de regretter d'être resté en France. Pour vous remercier, outre les mots, je vais tenter de profiter encore plus de tout ça, et de mettre cette chance à profit pour aller encore plus de l'avant.
Ciao ciao, je vous laisse, non pas qu'il fasse froid (2h du matin et 28°), mais je vais sûrement aller prendre un verre quelque part, ou rentrer me reposer devant un bon film près de la piscine. C'est dégueulasse, hein? :p
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