Carpe diem. Non, je déconne :D

Publié le par Pe4nuts

    La vie des fois c'est vraiment bizarre... Bon ok, je sais très bien qu'en commençant un article comme ça, c'est mal parti. Vous vous dites: ça y est, il va encore dire des conneries sur des sujets complètements sortis de son euphorie du moment et nous souler avec des histoires totalement détachées de la réalité... Oui, c'est possible :D


    Bref, en ce moment je passe mon temps à me sentir bien, et à réaliser un peu (du moins, je crois), la chance que j'ai. Ce soir encore, je parlais à mon « ami » Denis, un Danois de 31 ans qui a tout laché de son pays natal pour venir s'installer en Thaïlande.

Il a un business en Australie qui lui assure un petit 2000€ par mois, et sinon il flane à longueur de journées dans son bar qu'il tient avec sa copine Thaï, rencontrant des clients, découvrant l'île et racontant sa vie. Faut dire que ça semble être un sacré foutoir, sa vie... Enfin, comme toues les vies remarquerez vous, mais lui quand même, il le raconte bien! Ancien « bad boy » dirons-nous, traînant dans des affaires franchement pas propres, allant d'affaires sales en traffics douteux, de bastons déclenchées pour des raisons totalement futiles mais motivées par une envie d'en mettre « plein la gueule » à certains... Bref, toujours intéressant de parler du passé des gens, quand ils arrivent à le relativiser un peu et à en parler avec recul et sans trop de pudeur. Bref, ce jeune homme, à force de me raconter ses histoires, me dit qu'un de ses potes s'est retrouvé en taulle pendant 7 ans, alors qu'il était totalement innocent.


    Etant « malencontreuseuement » dans le même bus qu'un pote à lui qui transportait 10 kg d'héroïne (oui, c'est beaucoup), il s'est vu jugé complice de l'affaire, et a purgé 7 ans (pas Denis, mais son pote). Bon, on s'en fout de savoir à quel point il était au courant ou pas de ce trafic. Visiblement, il n'en savait rien et s'est juste retrouvé dans le bus pour aller en Allemagne, mais qu'importe, il avait 18 ans. Le pote de Denis s'est donc retrouvé, de 18 à 25 ans, en prison, Et visiblement ça a ruiné sa vie. Etonnant, me direz-vous... Il l'a bien cherché; peut-être...

    Quoiqu'il en soit, j'en reviens toujours à me dire, par des histoires comme ça, que la vie c'est pas comme les jeux vidéos. Quand on perd, quand on fait une connerie, on peut pas « load » pour recommencer la partie 5 minutes avant. Non, c'est foutu, et on en paye bêtement le prix. Une maladie grave, un acte stupide fait dans la colère et la passion, un mauvais choix non pas sciemment décidé mais dicté par un coup de tête... Bref, c'est vite fait de tout foutre en l'air, et de se retrouver comme un con, à regretter, même si on veut absolument s'en tenir à l'adage populaire du moment qui veut qu'on « ne regrette rien. » Bullshit.


    On ne regrette rien tant qu'on a la force de se relever, tant que la vie qu'on arrive à construire derrière nous permet de se sentir pas trop mal et d'avancer. Mais quand on est dans la merde, au fond, et qu'on a plus de force, on regrette, on s'en veut, et on se dit qu'on aurait pu faire beaucoup mieux: que maintenant c'est foutu.

  Ceci dit, la difficulté du jeu semble être de trouver l'équilibre, comme toujours. L'équilibre entre faire les choix qu'on veut, aussi risqués soient-il, tout en s'assurant derrière un petit quelque chose au cas où on se vianderait sévèrement la gueule. Finalement, c'est un peu comme au poker. C'est bien d'aller jouer des grosses parties bien chères, de se mettre une bonne dose de peur, d'adrénaline et de "kiff", mais bon... Quand même, c'est bien d'avoir encore des thunes de côté quand on se prend une claque. Je pense que c'est pareil pour la vie. C'est cool, quand on se prend une claque, d'avoir encore un petit quelque chose de puissance, d'énergie, de volonté ou de je ne sais quoi de côté, par sécurité. Histoire d'avoir encore la force d'avancer ou au moins de se relever. Parce que, quand on est à terre c'est moche. Oui, c'est moche, parce qu'on peut plus "jouer". Sans sous, on peut pas jouer au poker. Sans énergie, sans envie, sans volonté ou puissance, on peut plus jouer avec la vie. On peut juste essayer de survivre, de s'assurer un minimum. Mais quand on survit, on ne vit pas. On se fait chier, on souffre aussi comme tout le monde, mais en contre partie on a moins de chance de pouvoir rigoler, s'éclater avec les potes, prendre des risques pour l'avenir... Allez, j'arrête ces banalités là avant de ressortir, en bien plus mal énoncé, tout ce que je pense avoir un peu appris des discours des gens qui m'ont parlé (les copains, les parents, Nietzsche et Spinoza en gros!).



    Bref, pour rester dans les adages populaires débiles, celui-ci me parle pas mal en ce moment: « profite tant que tu peux » (et dieu sait pourtant si j'ai toujours détesté ce genre de phrases). Vous savez, quand vous allez chez le coiffeur, à 20 ans, et qu'il vous dit: oh lala, tu sais, la vie, faut en profiter tant qu'on peut, tu es jeune, tu as le temps, profite. Ben, en fait, je crois qu'il avait raison mon coiffeur. C'est pas comme si on avait, tout le temps, à n'importe quel moment de notre vie, la capacité à être prêt à se « casser la gueule », ou à prendre des risques pour tester ce qui nous fait envie.

    Alors oui, on risque de se planter, mais si on a un peu calculé son coup, pas tant que ça je pense... En tout cas on risque pas plus, à mon avis, de sa casser la gueule que si on reste tranquillement chez soi pour s'assurer une petite sécurité pseudo confortable. Je m'en veux d'être aussi cliché que ça, d'en être réduit à approuver des adages populaires tels que « carpe diem » mais y a un peu de ça malgré tout. Bon, carpe diem oubliez, définitivement, je déteste cet adage. Mais y a un peu de vrai, malgré tout... Sinon, pourquoi est-ce qu'une gamine sur 2, entre 13 et 15 ans, le mettrait en phrase MSN en se sentant très intelligente?

   Parfois, on peut juste être heureux en cueillant dans la vie les « fleurs » qu'il y a à prendre. Il faut juste être au bon endroit, au bon moment, et connaître un peu les fleurs qui nous font du bien sur le moment. Que se passe-t-il quand il n'y a plus de fleurs me direz-vous, ou lorsque leur odeur ne vous fait plus d'effet? Je sais pas... On change de prairie, non? Quoiqu'il en soit, aussi risqués que soient mes choix aujourd'hui, aussi inconsidérés soient-il ou marginaux, je les regrette pas du tout. Pas pour l'instant. Hey, que disait le philosophe? « Il faut vivre dangereusement. » Définitivement, oui, il faut. Sinon, on se fait chier :) En tout cas, moi oui.




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Alex 27/08/2010 17:10



Votre blog est interessant pour ceux qui veulent s'expat! je le linke dans un article sur la Thaïlande: http://bit.ly/bK8t4U



kele 14/03/2009 20:39

hello godson, j'ai reçu une carte de frédo qui me dit qu'elle te rend visite. embrasse la pour moi à son arrivée. je t'espère en forme, ce qui est le cas me concernant. biz. K

fefen 01/03/2009 20:43

HAHA t y as cru xD

fefen 01/03/2009 20:42

HAHA t y as cru xD

fefen 19/02/2009 19:48

moi jpe te fere voyager stu vux agnes

Pe4nuts 20/02/2009 00:11


fefen, priceless, mais mollo quand même!

Sinon Agnes, je suis un "jeune" de 23 ans, en Thaïlande pour l'instant histoire de voir un peu du pays, en gros... :)